QAI : quelle rôle joue la qualité de l’air intérieur dans la RSE ?

qualité de l'air intérieur

On n’y pense pas systématiquement, mais la qualité de l’air dans le milieu professionnel influence la productivité des employés. Elle joue un double rôle pour le confort des salariés comme pour la responsabilité environnementale de l’entreprise. Dans cet article, nous allons nous pencher sur la question et vous expliquer pourquoi votre entreprise doit améliorer la qualité d’air à l’intérieur de ses locaux.

Les enjeux liés à la qualité de l’air intérieur 

Les exigences de la vie moderne nous obligent à passer plus de 80% de notre temps dans des endroits fermés. Entre le bureau, les transports en commun et la maison, on est souvent cloîtrés dans des espaces clos. Malgré nos efforts, l’air ne répond pas forcément aux normes de qualité requises pour rester en bonne santé. Bien souvent, l’air intérieur présente plus de toxicité que l’air extérieur.

L’air dans les bureaux est de mauvaise qualité parce qu’il est contaminé par des appareils polluants comme les dispositifs électroniques et les produits de nettoyage. Si les sujets en bonne santé peuvent échapper à la malédiction de ces substances nocives, on ne peut pas en dire autant sur les personnes déjà fragilisées par des sensibilités allergiques et par les maladies respiratoires. Les conséquences à long terme peuvent être désastreuses.

Parmi les problèmes de santé constatés chez les employés qui passent leurs journées dans un espace où la qualité d’air est douteuse, on peut citer : la migraine, la fatigue chronique, les vertiges, les nausées et les anomalies allergiques. En revanche, lorsque la qualité de l’air est meilleure, les dirigeants rapportent que leurs salariés deviennent plus productifs et le taux d’absentéisme connaitrait une baisse significative.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : »hxperience.com« 

Performance au travail et confort ambiant

La qualité de l’air assure un confort ambiant qui contribue au bien-être au travail. Cependant, le confort thermique, ce cocon créé autour du poste d’un employé, varie en fonction de nombreux facteurs et entache son ressenti. Voici les 4 points qu’il faut prendre en considération au moment d’étudier le sujet de la qualité d’air intérieur en entreprise :

  • L’agilité des employés baisse à partir de 26°C et un épuisement excessif peut survenir au-delà de 30°C.
  • Les facteurs qui agissent sur le confort thermique en entreprise sont : la température, le taux d’humidité et la vitesse de l’air.
  • Le meilleur moyen d’améliorer le confort ambiant est l’installation d’un régulateur d’humidité et de température.
  • Les solutions précédemment citées apportent peu de bénéficies si le bâtiment est mal isolé.

Ainsi, le climat le plus confortable pour les employés est celui où ils n’ont ni trop chaud ni trop froid en dépit des vêtements portés. Néanmoins, il y a un autre élément dont on parle peu : la luminosité : le degré et la qualité de l’éclairage agissent directement sur le confort des salariés.

La zone de confort : quelles sont ses composantes ?

Les spécialistes parlent d’une « zone de confort » qui se définit par une température ambiante, un taux d’humidité réduit et une circulation optimale de l’air à l’intérieur des bureaux. Cette notion est d’ailleurs, définie par la norme X35-203 à travers des chiffres et des principes précis. Elle exige que, pendant les périodes fraîches, les températures des locaux professionnels se situent entre 20 et 23°C. En été, elles doivent augmenter de quelques degrés pour réduire le gap entre le climat extérieur et intérieur.

En ce qui concerne l’humidité, son taux doit se situer entre 30 et 70%. Qu’il soit trop humide ou trop sec, l’air peut promettre la santé des employés et provoquer des malaises respiratoires assez graves. Cela a pour conséquence une mauvaise concentration et une production moins élevée.

On arrive ici au dernier élément de la zone de confort qui n’est autre que la vitesse de déplacement de l’air. L’indice optimal de circulation d’air est en dessous de 0.15 mètre par seconde pendant la saison du froid. Durant la période estivale, il est de 0.25 mètre par seconde.

Ces chiffres sont à prendre à titre indicatif. Car en réalité, la notion de confort thermique diffère d’un individu à un autre et d’une région à une autre. Il faut donc trouver un juste milieu entre les exigences spécifiques des employés. Comme vous l’avez surement constaté, certains membres de vos équipes peuvent étouffer dans le même bureau où d’autres se sentent particulièrement frileux. Ainsi, avant d’envisager les réparations, en l’occurrence les rénovations thermiques, étudiez les besoins de vos employés et comparez-les avec les indicateurs moyens.


Déloger les bouchons sans nuire à la qualité de vos tuyauteries
Aménagement de cuisine : 5 bonnes raisons de faire appel à un architecte d’intérieur